La Civilisation, ma Mère !…_Théâtre

A CASABLANCA, le Jeudi 13 avril, à 20h 00

Amal  Ayouch  et  Karim Troussi  offrent aux participants du colloque Driss Chraïbi, à l’occasion du 10ème anniversaire de sa mort, une représentation au Complexe culturel Sidi Belyout, ouverte sur invitation, dans la limite des places disponibles. Durée : 1h 00.

 A EL JADIDA, le Vendredi 14 avril, à 19h 00

En partenariat avec le colloque international LECTURES ET RELECTURES de Driss CHRAÏBI, à l’occasion du 10ème anniversaire de sa mort, l’Institut français d’El Jadida organise une représentation, à l’Eglise portugaise, à l’entrée de la Cité portugaise. Durée : 1h 00. Entrée libre.

« […] Une petite-fille raconte le parcours de sa grand-mère, pionnière du féminisme marocain, qui vient de mourir. Et, ce choix de faire parler une petite-fille à la place des deux fils narrateurs de La Civilisation, ma mère !.., magnifique roman de Driss Chraïbi, redouble l’actualité de la relecture théâtrale jouée par Amal Ayouch et mise en scène par Karim Troussi. […]

Des idées d’adaptation audacieuses et étonnantes donc, mais la féminisation du narrateur et le choix du monologue proposent une relecture théâtrale du roman qui fonctionne. Un seul personnage, qui de plus n’existe pas dans le roman de Driss Chraïbi, un monologue qui raconte le parcours de la mère (qui, ici, est grand-mère), un choix des séquences les plus expressives du texte et, enfin, les accents du texte et son humour décapant sauvegardés font du travail de réécriture d’Emilie Malosse un défi réussi.

Les options et les trouvailles de mise en scène de Karim Troussi sont aussi à saluer : Un dispositif scénique léger, adaptable à toutes sortes de lieux, sans décor prédéterminé, avec des accessoires réduits au minimum de signes nécessaires pour permettre à la comédienne de créer des espaces divers par ses déplacements. Fondé sur le principe du théâtre environnemental, cette pièce impose l’adaptation à l’espace du jeu, elle abolit la notion de représentation et brise le cadre classique de la scène : L’actrice se mêle aux spectateurs pour les accueillir, elle s’adresse à eux, de but en blanc, comme invités auditeurs du récit raconté. Cet effet de surprise ébranle et joue pleinement pour capter dès l’abord l’attention de l’audience.

La prestation de comédienne d’Amal Ayouch est remarquable et stimulante de par son investissement du rôle, son énergie, le rythme et la palette d’émotions qui rendent compte du personnage raconté. Seule sur scène, elle narre, joue, mime et anime l’espace : Une performance où texte, parole, corps, gestuelle et déplacements s’étayent pour nous toucher et nous interpeler.

Cette réalisation suppose un travail rigoureux de mise en espace et en gestes, et des trouvailles de jeu et de construction de texte d’autant plus efficaces qu’elles ont semblé aller de soi au spectateur un peu particulier que je suis.

Une belle réussite. Merci Amal, Karim et Emilie pour ce travail théâtral magnifique. »

Kacem BASFAO

(http://civilisationmamere.over-blog.com/pages/Critiques-7274899.html)

 

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